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Babut du Marès

ISSIGEAC























MAASTRICHT











   

Chapitre VIII

   

Babut du Marès à Issigeac et Bergerac en Périgord, puis à Paris, Vendée, Pays-Bas et Belgique.

L'édit de Louis XIV, datant du mois de novembre 1696, enjoint d'HOZIER, généalogiste des Ordres du Roi, d'envoyer ses commis dans les provinces, afin d'enregistrer, moyennant une redevance bienvenue du Trésor, les armoiries familiales de la bonne bourgeoisie de l'époque, et marginalement de la noblesse...

Joseph Babut, seigneur du Marès

Le 21 janvier 1701 un brevet fut décerné, attribuant à Joseph Babut, seigneur du Marès, les armes citées par Rietstap, de Saint-Saud et d’Hozier. Ce brevet est d’ailleurs signé par d’Hozier.

Par ordonnance rendue le 26e jour du mois de Novembre de l’an 1700. Par Mrs les Commiffaires Généraux du Confeil députés fut le fait des Armoiries.

Celles de Joseph Babut seigneur du Marès, Avocat en la Cour.

Telles qu’elles font ici peintes & figurées, après avoir été reçues, ont été enregistrées à l’Armorial Général, dans le registre cotté : Guyenne. En conféquence du payement des droits réglés par les tarif & Arreft du confeil, du 20e de Novembre de l’an 1696. En foi de quoi, le préfent Brevet a été délivré par Nous CHARLES D’HOZIER confeiller du ROI, & garde de l’Armorial Général de France, &c.

A Paris le 21e Jour du mois de Janvier de l’an 1701.(signé… d’Hozier). "

En vertu de l’édit de l’an 1696 qui exigeait les preuves de noblesse, des armoiries furent accordées à un petit nombre de familles de distinction, 500 exactement.

L’ancienneté des armoiries peintes et figurées sur le brevet est indéniable. Si bien que la question se pose immédiatement : ces armoiries furent-elles accordées ou maintenues ?

D’autres actes concernent Joseph Babut :

(Extrait des registres de baptêmes de l’église d’Issigeac et État civil d’Issigeac, suite à une lettre de la mairie d’Issigeac de 1937)

" le 31 mars est né pierre Babut, fils légitime et naturel de Joseph Babut Sr Dumarès et de Catherine Melon, a été baptisé le 3° d’avril de la même année mil sept cent vingt cinq, a eu pour parrain Gérard Pont qui a tenu pour pierre Melon, Sr de st Brix et pour marraine Marie Charbonnet qui a tenue pour Marthe Babut, religieuse aux filles de la Foy. Chaumont, prêtre d’Issigeac. "

" Nous prêtre et curé de la ville d’Issigeac, diocèse de Sarlas en Périgord certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le susdit extrait a été tiré mot à mot des registres de la sainte église et sans avoir ajouté ny diminué en foy de quoy nous avons signé à Issigeac le 4 juin 1743. J. Boyer, prêtre et curé d’Issigeac. "

Nous pierre la Poujade, sieur de Formenne, juge civil et criminel de la ville d’Issigeac soussigné certifions à qui il appartiendra que le seing apposé au certificat cy-dessus est la véritable écriture et seing de Mr J. Boyer, prêtre docteur en théologie et curé de la présente ville et que foy doit y être ajoutée tant en jugement que dehors. Fait à Issigeac le cinq juin mil sept cens quarante trois. La Poujade, Juge. "

 

État civil d’Issigeac :

" le 19 juin 1728 a été baptisée à Issigeac, Jeanne Babut, fille légitime de Joseph Babut, sieur Dumarès et demoiselle Jeanne Catherine Melon. Parrain : Jean Hebrard. Marraine : Jeanne Babut. "

" 8 janvier 1730 : baptisé Jean Valeton, fils de Daniel Valeton et de Jeanne Melon. Marraine Esther Babut. "

" 13 mars 1729 : Baptême de Pierre Valeton, fils de Jean Valeton et Jeanne Melon. "

" 30 septembre 1731 : Henri Babut, parrain d’un baptême. "

" 13 avril 1733 : baptisée morte Babut de Valeton, fille de Mr Daniel Valeton et demoiselle Jeanne Catherine Melon de Camperdon… "

le brevet date de 1701. Joseph Babut y est qualifié d’avocat en la cour. Vraisemblablement celle de Périgueux, dont ressortissait Issigeac. Vingt quatre ans plus tard sa femme Catherine Melon(de st Brix ?) lui donne un fils, prénommé Pierre.

A supposer que Joseph ait été au moins majeur lorsqu’il obtint son brevet d’armoiries, il fut donc père aux approches de la cinquantaine. Trois ans après la naissance de son fils, une fille naquit et fut appelée Jeanne. Et la mère, cette fois, est nommée Jeanne-Catherine.

Moins de neuf mois plus tard, Jeanne Melon donne un fils à un certain Jean Valeton, le 13 mars 1729. Et le 8 janvier 1730, Jeanne Melon donne un fils à un Daniel Valeton. Au baptême de cet enfant assiste Esther Babut en qualité de marraine. Trois ans plus tard, le 13 avril 1733, une fille est baptisée morte, sous le nom de Babut de Valeton, née de Daniel Valeton et Jeanne-Catherine Melon de Camperdon.

Que déduire de tout cela ?

Joseph Babut vivait encore lors de la naissance de sa fille en 1728, puisqu’il n’est pas renseigné avec le qualificatif de " feu " de strict usage à l’époque. dès lors ce n’est pas sa femme qui donne un fils à Jean Valeton moins de neuf mois plus tard. Par suite, Jeanne Melon n’est pas à confondre avec Catherine ou Jeanne-Catherine Melon. Cette Jeanne Melon, épouse de Jean Valeton à qui elle donne un fils en mars en 1729, ne peut être la même que celle qui donne un fils à Daniel Valeton en janvier 1730. Par conséquent Jean et Daniel sont deux personnes distinctes, peut-être deux frères

Il n’est pas impossible que Jeanne-Catherine Melon, veuve peu après ou avant la naissance de sa fille en 1728, ait épousé Daniel Valeton et lui ait donné un fils en janvier 1730. Cela expliquerait qu’Esther Babut, peut être sœur de joseph, ait été marraine. Et cela expliquerait aussi pourquoi le deuxième enfant de Daniel Valeton et de Jeanne-Catherine Melon fut nommée Babut de Valeton. Dans ce cas la mère de ces quatre enfants aura été notée sous les noms suivants : Catherine Melon, Jeanne Catherine Melon en 1728, Jeanne Melon en 1730 et Jeanne-Catherine Melon de Camperdon en 1733.

En 1729, Joseph Babut devait avoir une soixantaine d’années si on lui en donne une trentaine en 1701.

Soulignons l’existence, révélée par ces extraits, d’Esther Babut et d’Henri Babut, probablement sœur et frère de Joseph, marraine et parrain.

Et, sans doute Jeanne Catherine et Jeanne Melon étaient apparentées, rien n’excluant l’hypothèse émise ci-dessus de deux sœurs ayant épousé deux frères. On sait que Jeanne-Catherine Melon, épouse de Daniel Valeton, était de Camperdon et que Jeanne Melon, épouse de joseph, avait pris un Melon de Saint Brix comme parrain de son fils. Cela n’a rien d’impossible, les Melon de Saint Brix et les Melon de Camperdon portent les mêmes armoiries. Le parrain serait dans ce cas un oncle ou un cousin de Jeanne Catherine.

Pierre Babut du Marès

Il naquit donc le 31 mars 1725, fils légitime et naturel de Joseph Babut Sieur Dumarès et de Catherine Melon et fut baptisé le 3 avril suivant par le prêtre catholique Chaumont, curé d’Issigeac. son parrain était Pierre Melon, seigneur de Saint Brix et sa marraine Marthe Babut, religieuse aux filles de la Foy.

Il allait avoir vingt ans et un ans lorsqu’il écrivit au comte de Jumilhac, son presque voisin, commandant la première compagnie des mousquetaires du Roi Louis XV. Il reçut la lettre suivante, datée du 21 mars 1746 :

" j’ay reçu monsieur votre lettre du 24 de février, où vous me témoignés le désir que vous avés d’entrer dans la compagnie des mousquetaires, je l’agrée avec plaisir pourvu que vous ayés de quoy vous y soutenir et que vous soyés gentilhomme ou de personnes vivant noblement depuis trois générations. Je suis obligé d’entrer dans ce détail par le silence que vous gardés à ce sujet. Sy vous n’avés environs 1500 L. de revenus et autant à mettre en équipage ou cheval pour votre entrée dans le corps il ne faut pas que vous y pensiés. Sy vous êtes en état de remplir ce que je vous marque vous pouvés arriver à Paris dans le courant du mois prochain pour plus long délai et je recevrés. Je suis très parfaitement Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur. "

Une autre lettre suivit, adressée le 27 janvier 1747 à :

Monsieur

Monsieur de Marès

Mousquetaire du Roy,

A Issigeac, pour Bergerac, en Périgord

Je vous ay fait inscrire Monsieur sur le rolle de la compagnie des mousquetaires que je commande au mois d’avril dernier ainsy que vous m’en avez prié. Voicy le temps de la revue du Roy qui aproche et peu après le départ pour l’armée. ainsy il faut que vous soyés rendu à Paris au plus tard le 15 de mars de la présente année avec largeur suffisant pour votre équipage. Vous ferés bien d’amener du beau cheval gris pommelé de la taille de 4 pied neuf pouces. Si vous n’en trouvés pas dans la province les marchands de Paris vous en fourniront un convenable pour environ trente louis. Je suis très parfaitement Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur. "

Pierre se maria en 1755, donc à trente ans et huit ans après son entrée dans le corps des mousquetaires. Il épousa Marie-Judith Cossart, née à Rotterdam le 13 mars 1737, fille de Jean Cossart, échevin de la ville et de Marie de Famers-Festas, alors veuve de Pieter théodorus van Hamel.

On retrouve des informations sur la Famille dans une correspondance de la subdélégation de Sarlat avec l’Intendance concernant notamment le logement des troupes à Issigeac (1758-1759).

Ce mariage eut lieu selon le rite protestant, religion de la jeune fille, âgée de 18 ans et qui mit un fils au monde, l’année suivante.

Pierre était devenu armateur et fut l’un des plus importants de la ville. Il mourut le 15 janvier 1791, à l’age de 66 ans, et sa femme le suivit au tombeau, également à Maastricht, le 27 février 1810, âgée de 73 ans. Il fut inhumé dans le premier caveau de l’église wallonne (waalse kerk).

Pierre Babut du Marès

Fils de Pierre et Marie-Judith Cossart, il naquit à Amsterdam le 27 septembre 1756. Il fut baptisé en l’église réformée d’Amsterdam le 3 octobre suivant par M. Boullier et eut comme témoins pour son père Pierre Babut de Bourdeaux et Hélène guilleaume Six, épouse de Pierre-Daniel van Hamel pour la mère.

Enseigne dans le régiment d’Orange-Guelder, dans la compagnie du 1er bataillon du comte de Styrum, il épousa à Maastricht, le 13 septembre 1778, Jacoba-Johanna de Jacobi, née à Maastricht le 21 avril 1761 et fille de chrétien de Jacobi et d’Élisabeth Théodore van den Heuvel ; la famille de Jacobi appartenait à la magistrature de Maastricht.

Cette union fut bénie par le pasteur Voûte dans l’église où eut lieu le baptême. La jeune mariée avait donc 17 ans. Elle eut son premier enfant à 18 ans et son dernier, le onzième, à 43 ans.

Pierre quitta l’armée en 1784 avant la naissance de son quatrième enfant, pour entrer dans la magistrature. Il fut échevin de la haute cour de justice de Vroenhof à Maastricht en 1788 et magistrat de sûreté au tribunal de première instance séant à Maastricht en 1817. Il fut aussi de 1815 à sa mort membre du conseil communal de Maastricht.

Il habitait au 380 de la rue de Tongres et mourut le 19 octobre 1827 à 71 ans.

Onze enfants naquirent, dont six moururent en bas âge :

Pierre Théodore Babut du Marès

Il naquit le 3 octobre 1779. Il eut pour parrains son grand-père et sa grand-mère . Il fut inhumé le 20 octobre 1779 dans le caveau de la famille van den Heuvel à Maastricht, Saint-Jean.

Marie Christine Babut du Marès

Elle naquit le 29 novembre 1780 et eut pour parrains Chrétien de Jacobi, bourgmestre, son grand-père et Marie-Judith Cossart, sa grand-mère. Elle épousa à Maastricht le 10 messidor an 13 (29/6/1805) Pierre-Félix-Ciprien de Furet-Limol, né à Orignolles (charente-inférieure) le 12 octobre 1769, contrôleur du bureau de garanties des matières d’ouvrage d’or et d’argent. il était le fils de Pierre-René, bourgmestre et notaire à Orignolles et de Catherine Rocné.

Pierre Frédéric Babut du Marès

Il vit le jour le 31 mai 1782 et eut pour parrains son grand-père paternel et sa grand-mère maternelle. Il fut employé dans la régie des droits réunis. Il épousa à Maastricht, le 3 brumaire an 13 (25/10/1804) Anne-Marie Dorvaux à Boulay (Moselle) le 25 juillet 1779. Elle était la fille de guillaume, chef de bataillon et de l’état-major d’artillerie du comp. De Saintes et membre de la légion d’honneur et de Madeleine Gruen.

Pierre Frédéric devint receveur à cheval de la recette de Rolduc, arrondissement de Maastricht, département de la Meuse-inférieure. Il eut un fils Gaston Marie Babut du Marès, mort célibataire, capitaine de la garde républicaine.

" Pierre Frédéric fut membre du consistoire de l’église néerlandophone de Bruxelles, qui se réunissait dans le temple des Augustins à l’époque de l’Amalgame. au début du mois de septembre 1830, il fut le seul des anciens de l’église à se trouver encore en ville. Il ne put empêcher le pillage du temple par les révolutionnaires bruxellois, mais pour sauver le sanctuaire, il autorisa la transformation de celui-ci en ambulance de blessés. Il détenait chez lui la clé du coffre de fer, scellé dans le mur de la salle du consistoire, qui contenait de vieilles bibles à fermoir d’argent, le service de baptême et les vases sacrés. Ce n’est qu’au mois de novembre, alors que les troubles étaient finis, qu’il remit la clé au délégué de l’église française-allemande de Bruxelles, ainsi que le contenu de la caisse diaconale et du porte-feuille de l’église " ( H.R. Boudin. Les relations entre les églises protestantes et l’Etat en Belgique (1814-1839), thèse inédite de doctorat en histoire de christianisme, U.L.B. 1976, pp. 390-397 et 429.)

Louise Jacqueline Christine Babut du Marès

Naquit le 9 septembre 1784 et eut pour parrain Abraham-Jacques de Jacobi et Marie-Christine de Jacobi, ses oncle et tante. Elle mourut célibataire à Maastricht le 19 septembre 1803.

Guillaume Pierre Jean Babut du Marès

Naquit le 8 mars 1786 et eut pour parrains Pierre van Slijpe, échevin à Maastricht et Elisabeth-Jeanne de Jacobi, sa tante maternelle. Il fut inhumé dans le caveau de la famille van den Heuvel le 8 mai 1786.

Caroline Rosalie Elisabeth Frédérique Babut du Marès

Naquit le 30 mars 1790 et eut pour parrains Frédéric-Joachim de Jacobi et Caroline-Jacqueline de Jacobi, ses oncles et tantes maternels. Elle fut inhumée dans le caveau de la famille van den Heuvel le 17 septembre 1790.

Julie Adélaide Babut du Marès

Naquit le 28 octobre 1791 et eut pour parrains son père et Julie-Sophie de Jacobi, sa tante maternelle. Elle fut inhumée dans le caveau van den Heuvel le 24 juin 1794.

Frédéric Charles Auguste Babut du Marès

Naquit le 5 juillet 1793 et eut pour parrains Frédéric-Joachim des Jacobi, lieutenant au régiment des dragons de Hessen Kassel et caroline-Jacqueline de Jacobi, ses oncle et tante maternels. Il fut contrôleur des contributions indirectes à Verviers et mourut célibataire, étant en résidence momentanée à Maastricht, le 3 avril 1817.

Jean Rodolphe Babut du Marès

Naquit le 12 juillet 1797 et décéda le 20 juin 1803 (1 messidor an 11)

Louise Babut du Marès

Née le 30 brumaire an 13 (21-11-1804) fut rayé des registres de Maastricht au profit de ceux de Venlo en même temps que son frère Jean-Henri le 1 août 1830.

Jean-Henri Babut du Marès
Photographie de Jean-Henri
Photographie de Marie-Christine de Schwartz

Sixième enfant, vit le jour à Maastricht le 5 mai 1788.

La révolution française éclate l’année suivante. En 1804, Bonaparte devient empereur des français et Napoléon 1er est sacré par Pie VII à Paris le 2 décembre suivant.

Trois ans plus tard, Jean-Henri entre à Saint-Cyr le 1er décembre 1807 à 19 ans. Il est nommé caporal le 26 juillet, sergent le lendemain et, le 25 mars 1809 sous-lieutenant au 1er régiment des conscrits chasseurs qui allait devenir le 3ème régiment des voltigeurs de la garde.

Il a vingt et un ans. Il fait la campagne d’Allemagne : Abensberg, Landsnut et Eckmunl. Il est de la deuxième entrée à Vienne le 13 mai 1809. Il est à Essling le 21 mai et à Wagram le 6 juillet.

Après le traité de Vienne qui met fin à la cinquième coalition, Jean-Henri est versé dans l’armée d’Espagne, où il combat sous les ordres de Masséna. Une citation " dans les Asturies, avec un détachement de 80 hommes, il fait prisonniers 3 officiers et 120 hommes "

Le 8 avril 1813, il est nommé lieutenant et fait la campagne de Saxe. Mais l’empereur, l’année précédente, n’était revenu de Moscou qu’avec 25.000 hommes. Le 23 décembre 1813, il est nommé capitaine. Il participe à la campagne de France. Le 16 mars 1814, il est fait chevalier de la légion d’honneur . Le 11 avril, l’empereur déchu part pour l’île d’Elbe. Jean-Henri fut de ceux qui assistèrent aux adieux de l’empereur aux officiers de la grande armée. Il fut mis en inactivité le 26 août 1814 et s’en retourna dans sa famille en Hollande.

Louis XVIII, à sa seconde restauration, maintînt la charte constitutionnelle de 1814, et le maréchal de Gouvion Saint-Cyr, ministre de la guerre, remplaçait la grande armée par 26 légions départementales. Jean-Henri reprit service comme capitaine à la légion de la gironde le 26 juin 1816. Le 6 août 1818, par brevet donné aux tuileries, louis XVIII le nommait chevalier de l’ordre royal de la légion d’honneur.
Le 9 juin 1819, Jean-Henri était nommé capitaine au 3ème régiment de la garde royale, puis chef de bataillon conformément à l’ordonnance du 25 octobre 1820. Mais le ressort était brisé et la grande armée n’était plus.

En 1820, Jean-Henri revient Maastricht et s’y marie. Il n’a encore que 32 ans. Il épouse Marie-Christine de Schwartz, née à Maastricht le 29 septembre 1797. Elle est la fille de Philippe de Schwartz et d’Henriette de Jacobi. Philippe de Schwartz est originaire du canton des Grisons en Suisse et était officier dans l’armée hollandaise.

L’année suivante Napoléon mourait à Sainte-Hélene et, trois ans plus tard, Charles X succédait à Louis XVIII. C’est lui qui décerna à Jean-Henri les lettres de déclaration de naturalité française, le 16 avril 1825. C’est lui aussi qui, le 14 juillet 1827, fit le Sr Babut Dumarès Jean-Henry capitaine au 3ème régiment d’infanterie de la garde royale, chevalier de l’institution créée par ordonnance du 10 mars 1759 sous le titre de Mérite militaire.

En 1831, le Sr Babut-Dumarès est nommé receveur des douanes et accises à la résidence de Mons. Il comparait le 23 mars 1836 devant le conseil permanent des Etats provinciaux du Hainaut et demande de pouvoir jouir au bénéfice de la loi du 22 septembre 1835, ce qui lui est accordé.

Il était membre et trésorier du consistoire de l’église protestante de Mons dans les années 1840. Lors de la construction du temple de Pâturages en 1840-1842, la liste de souscription indique des dons importants de Jean-Henri, de Louis-Frédéric, de Pierre Babut du Marès d’Elouges et Mlle Babut de Maastricht. Lors des travaux de réfection du temple de Dour en 1866, les Babut du Marès de Mons et d’Elouges figurent parmi les souscripteurs. Il fit baptiser ses deux derniers enfants à Dour.

Il mourut à Mons le 15 avril 1868 à l’age de 80 ans et laissait quatre fils, deux autres l’ayant précédé dans la tombe.

 

Pierre Jules Babut du Marès
Photographie de Pierre Jules

Fils ainé, naquit à Paris rue du Faubourg-Saint-Honoré n°5, le 16 juin 1821, son père étant alors capitaine au 3ème régiment d’infanterie de la garde royale. Il fut baptisé le 15 juillet 1821 par Jean Monod, pasteur de l’église réformée de Paris et père d’adèle Monod qui épusa Edouard Babut, de la branche de Nantes. Son parrain fut Pierre Babut du Marès, frère aîné de son père et sa marraine Julie Sophie Delhayme, née Dejlobé.

Il épousa à Paris, le 24 avril 1850, adèle Belfroid, née à Paris le 9 mars 1828, fille de Michel Antoine Joseph Belfroid, alors décédé et de Françoise Winandine Anastasie Mockel, en présence de Gaston Babut du Marès, chef d’escadron de la garde républicaine, agé de 51 ans et fils de son parrain. Il fut directeur de charbonnages à Elouges en Hainaut, habita à Paris boulevard des Batignolles n°39 et mourut sans laisser d’enfants le 15 avril 1882 en son domicile de l’avenue Trudaine n°1.

Auguste Babut du Marès mourut en bas âge.

Jules Babut du Marès
Photographie de Jules

Naquit à Maastricht le 17 janvier 1827. Ingénieur civil, expert-comptable, il épousa Anastasie Julie van Grunderbeek, puis Catherine, baronne Nahuys de Burggst. Il demeura à Schaerbeek, rue royale Sainte Marie 85.

Les époux figurent tous deux sur le faire-part du décès de Paul Babut en 1895 (branche de Nantes).

Jules Babut du Marès mourut le 22 novembre 1895. Il est l’auteur de nombreux ouvrages :

Avant-projet d’un tunnel reliant les chemins de fer de France et d’Angleterre (1867) ;

Pour plus de renseignements sur les projets de chemins de fer, nous vous invitons à découvrir un site Internet fort intéressant créé par Slawomir Lotysz de l'université de Zielona Gora en Pologne : www.uz.zgora.pl/~slotysz/index.htm

Félix Batel, ou la hollande à Java (1869) ;

Les points noirs de la Belgique industrielle (1869) ;

Le servage, son utilisation et son épuration, remède à la situation agricole de la Belgique (1884).

Louis Frédéric Babut du Marès
Photographie de Louis

Naquit à Maastricht le 21 septembre 1829, deux ans avant que son père, alors chef de bataillon pensionné âgé de 41 ans ne fut nommé receveur des douanes et accises à Mons. Son frère aîné était né à Paris et devint directeur de Charbonnage à Elouges, près de Mons, tout en résidant à Paris.

Son deuxième frère naquit à Amsterdam et alla habiter à Schaerbeek. Son troisième frère, plus jeune que lui, naquit à Mons et devint officier en garnison à Arlon.

La famille se dispersa donc et devint belge, sauf le fils aîné qui demeura français.

Louis Frédéric, lui, entra dans la magistrature après avoir obtenu son diplôme de docteur en droit le 24 avril 1852. La Belgique judiciaire publia le discours de rentrée qu’il prononça en 1857 à la conférence du jeune barreau et qu’il avait intitulé " du jury, de son caractère, de ses mérites, de ses défauts "

Il fut nommé substitut du procureur du roi à Tournai le 12 octobre 1858, puis à Mons le 6 janvier 1861, vice-président du tribunal de Mons le 22 juillet 1868 et président le 30 juin 1869, un an après le décès de son père, survenu dans cette même ville.

Il passa à la cour d’appel de Bruxelles le 22 mai 1872 en qualité de conseiller. Lors de sa désignation comme président du tribunal de Mons, celui-ci lui avait offert, le 29 novembre 1869, un banquet plantureux.

Il fut mis à la retraite le 2 août 1880 et mourut célibataire le 10 août 1882. Il habitait Saint-Gilles-lez-Bruxelles, rue de joncker n°14.

A peine entrée dans la magistrature, il s’inquiéta de l’orthographe exacte de son nom, écrit tour à tour Babut du Marès, Babut-Dumarès (joseph) ; de Marès, Babut Du Marez et Babut du Marets (Pierre) ; Babut, Babut-Dumarès et Babut du Marès (Jean-Henri).

Il convenait tout de même de savoir a quoi s’en tenir ! mais décédé à 53 ans, il n’eut pas le temps de mener sa tâche à bien.

La première lettre qu’il avait écrite au tribunal de Bergerac (il était donc remonté aux sources) lui avait valu en 1859 une réponse décourageante lui signalant que les Etats-civils y faisaient défaut. Cette réponse était adressée à monsieur Louis Babut, substitut du procureur du roi à Tournay, preuve de ce qu’il avait signé ainsi la lettre qu’il avait écrite.

Henri Laurent Babut du Marès

Naquit à Mons le 13 décembre 1832. Il fut baptisé à Dour par le pasteur de Visme et eut pour parrains Corneille Winkelmans et Laurence Sophie Julie Winkelmans, née de Schwartz. La société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut lui décerna en 1851 une médaille parce que, élève de l’athénée royal de Mons, il avait remporté le ,premier prix de mathématiques supérieures au concours général entre les athénées et collèges du royaume. Mais il n’atteignit pas sa majorité.

Philippe Babut du Marès
photographie de Philippe

Le sixième fils de Jean-Henri , naquit à Mons le 2 mai 1837. Il fut lui aussi baptisé à Dour par le pasteur de Visme, le 4 juin 1837 et eut pour parrains Pierre Babut et Marie-Anne Dorvaux, ses oncle et tante.

Il fut en fait le premier de la famille à naître belge, puisque son père reçut la nationalité belge en mars 1832. Ce fut lui aussi qui, dans cette famille de six fils, poursuivit la lignée. Sans lui le nom se fut éteint !

Il fut admis à l’école militaire le 13 janvier 1855. Il devint sergent au 3ème régiment de ligne le 27 janvier 1857, sous-lieutenant le 8 avril 1859 et passa alors au 10ème régiment de Ligne. Il fut nommé lieutenant le 15 juillet 1864 et passa au 12ème régiment de Ligne où il devint adjudant-major le 17 juin 1868.

Il épousa à Arlon, le 3 juillet 1869, Adèle Hanuise, née le 19 mars 1839, fille d’Henri Hanuise, directeur de l’enregistrement et des domaines, né en 1808 et décédé le 8 juin 1884 et de Désirée Lejeune, née en 1812 et décédée le 5 mai 1875.

Deux enfants naquirent de cette union : un fils en juillet 1870 et une fille en juin 1873.

Philippe fit la campagne de 1870 en Belgique. Il fut nommé capitaine le 4juillet 1873 et passa au 5ème de Ligne le 6 juin 1876.

Malheureusement la vie de garnison fit du tort à l’union du ménage et les époux se séparèrent définitivement en 1876, après une réconciliation de courte durée. Le tribunal d’Anvers accorda à l’épouse la séparation de biens le 2 février 1884 et ce jugement fut confirmé par arrêt de la cour d’appel de Bruxelles en date du 11 mars 1885.

Promu capitaine de première classe le 25 mai 1882, Philippe passa au 9ème de Ligne le 30 juin 1885 et fut pensionné le 25 mars 1887.

Il mourut à Liège le 7 avril 1887 et fut inhumé au cimetière de Sainte-Walburge. Il avait résidé à Anvers successivement avenue des arts n°184, rue de la brasserie n°26 et rue des Alouettes n°32.

Dès sa séparation, sa femme avait été se fixer à Arlon, où habitaient ses parents. Après le mariage de sa fille, en 1900, elle alla résider chez celle-ci, au château de Grez-doiceau en Brabant wallon, où elle mourut le 17 novembre 1921.

Henri Pierre Marie Philippe Babut du Marès 
photographie de Henri
photographie de Louise de Tiège

Naquit à Anvers le 25 juillet 1870. Il avait quatre ans lorsque ses parents se séparèrent. Il fit ses études à l’Athénée d’Arlon, puis à l’université de Bruxelles, où il obtint le diplôme de docteur en droit le 25 octobre 1893.

Inscrit au barreau de Bruxelles, il épousa le 29 novembre 1900, à Jodoigne, au château dit de la vicomté où demeurait Théodore La court, oncle de sa fiancée, Louise Berthe Paule De Tiège, née à Bruxelles le 2 novembre 1875. Elle était la fille de Hubert Marie Alphonse De Tiège, notaire à Bruxelles, né à Tirlemont le 25 mars 1845 et décédé à Bruxelles le 17 mars 1923 et de Emma La Court, née à Samarang dans les Indes Néerlandaises le 11 mai 1843 et décédée à Bruxelles le 25 mars 1925.

Fâcheusement impressionné par la séparation des parents du fiancé, le notaire De Tiège, homme austère, s’opposa aux fiançailles de sa fille. Le mariage n’en eut pas moins lieu.

Une fille naquit en 1902, puis deux en 1904 et 1906.

Alors, Henri Babut du Marès abandonna le barreau pour entrer dans la magistrature. Il fut nommé substitut du procureur du roi à Mons en octobre 1904, puis à Bruxelles en juin 1906, peu avant la naissance d’un deuxième fils. Il devint juge au tribunal de Bruxelles en 1909 et vice-président en 1923. Il passa à la cour d’appel en 1924 en qualité de conseiller et fut élu président de chambre en 1938. Il ; obtint l’éméritat le 25 août 1942, mais ne pouvant donner sa démission au roi du fait de l’occupation de pays par les armées allemandes, il resta en fonctions jusqu’à la libération de territoire.

Il présida pendant de nombreuses années le jury central de philosophie et lettres. Il fut aussi président d’un tribunal des dommages de guerre après 1918 et administrateur de la société royale des enfants martyrs. Bibliophile très averti, il s’était constitué une bibliothèque renommée

Il mourut peu après, le jour anniversaire de sa naissance, en 1946, dans la maison qu’il habitait depuis 1906, au n°17 du boulevard Clovis. Sa femme lui survécut jusqu’au 25 novembre 1961.

Comme l’avait fait son oncle, il introduisit une demande de rectification d’état-civil dès son entrée dans la magistrature, lui-même et ses deux enfants ayant été inscrits sous le nom de Babut-Dumarès. Et le tribunal de première instance séant à Mons rendit un jugement le 17 juillet 1906 reconnaissant l’orthographe exacte de Babut du Marès.

 

Marie Désirée Fortunée Henriette Babut du Marès

Vit le jour à Liège le 15 juin 1873. Elle épousa le notaire Edouard Beauthier, châtelain de Grez-Doiceau, le 22 mai 1900, six mois donc avant le mariage de son frère. Elle accueillit sa mère et, restée sans enfants, elle se prit d’affection pour ceux de son frère, qu’elle conviait à passer leurs vacances dans la propriété. Son mari mourut le 16 avril 1922 à l’âge de 60 ans. Elle lui survécut jusqu’au 17 novembre 1947, jour anniversaire de la mort de sa mère qu’elle avait voulu atteindre de toutes ses forces.

Trois enfants naquirent de l’union d’Henri Babut du Marès et Louise De Tiège. Avant leur naissance, le nom n’était plus porté que par une seule personne au monde ! !

Marie Madeleine Babut du Marès

Naquit à Bruxelles, le 3 mars 1902, au n° 49 de la rue de l’aurore. elle épousa à Bruxelles le 6 novembre 1923 Georges Lambert, né le 3 novembre 1902 et décédé à Bruxelles le 4 octobre 1953. Il était le fils de Georges Lambert et de Berthe Lannoy, qui lui donna quatre enfants : Georges, Jacqueline, Liliane et Roselyne.

Pierre Marie Edouard Babut du Marès

Vit le jour à Bruxelles, également rue de l’Aurore, le 2 janvier 1904. Docteur en droit, docteur en sciences économiques et licencié en économie financière U.L.B., il épousa à Anvers, le 2 février 1931, Marie-Rose Detienne, fille de Paul Detienne et de Rose de Leemans. Cette dernière, habitant Grez-Doiceau, était liée d’amitié avec le notaire Beauthier et c’est chez lui que les jeunes mariés s’étaient rencontrés des leur plus jeunes age.

Pierre Babut du Marès fut fondé de pouvoirs de la banque de la Société Générale à Namur et ensuite directeur du siège de cette banque à Dinant. Au retour de sa captivité en Allemagne, il créa la S.A. Crédivit à Bruxelles, dont il fut administrateur-délégué et ensuite la S.A. des Assurances du crédit à Namur, où il fut également administrateur-délégué.

Il eut trois enfants : Jean-Pierre, Monique et Christian.

Jacques Babut du Marès

Fut le premier de la famille à être inscrit à sa naissance sous le patronyme exact, en vertu du jugement du 17 juillet 1906. Il naquit en effet quelques mois plus tard, le 11 novembre.

Il épousa à Anvers, le 18 avril 1933, Marceline Walkiers de Vliringhe, née à Anvers le 11 mars 1911.

Elle était la fille de Marcel Walkiers de Vliringhe, né à Anvers le 4 août 1883, avocat au barreau d’Anvers puis juge et président du tribunal de Louvain, décédé à Anvers le 3 février 1955 et d’Isabelle Dupont, née à Anvers le 8 juin 1889, petite-fille et petite-nièce des virtuoses Auguste et Joseph Dupont et dont le père, Auguste Dupont, avocat au barreau d’Anvers, releva les ruines de Logne qui se trouvaient dans sa propriété de Palogne-Vieuxville.

Jacques Babut du Marès fut fonctionnaire aux Ministères des Dommages de Guerre, de la reconstruction et des Travaux publics.

Il eut deux enfants : Michel et Philippe, mort à la naissance.

Jean-Pierre Babut du Marès

Fils aîné de Pierre

Naquit à Namur le 21 décembre 1931. Avocat au barreau de Namur, il épousa en cette ville, le 10 juillet 1962, Bernadette Verhaegen, née à Auvelais le 19 Août 1942, fille du baron Jean Verhaegen, né à Turnhout le 24 juin 1904 et d’Henriette de Paul de Barchifontaine, née à Liège le 2 Août 1914.

Il eut trois enfants : Anne-Pascale, Dominique et Pierre.

Monique Marie Rose Louise Babut du Marès

Deuxième enfant de Pierre, naquit à Namur le 13 juillet 1934. Elle épousa le 6 juillet 1957 Jean Réard, né à Tongres le 15 février 1927, avocat au barreau de cette ville, fils de Pierre Réard et de Simone Meyers. Elle eut trois enfants : Baudouin le 26/3/1958, Frédéric le 14/5/1961 et Paul-Henri le 7/5/1963.

Christian Babut du Marès

Troisième enfant de Pierre, naquit à Namur le 14 juin 1948. Licencié en administration des entreprises à l’Université Catholique de Louvain. Il épousa le 7 septembre 1974 Evelyne Hamoir, née à Overijse le 5 février 1952, licenciée en communication sociale de la même université, fille de Vincent Hamoir et Béatrice Limpens. Il eut 4 enfants : Tatiana, Tanguy, Arnaud, Camille

Michel Henri Laurent Jacques Babut du Marès

Fils de jacques, naquit à Anvers le 6 février 1934. Docteur en droit de l’Université Libre de Bruxelles. Certificat de droit international public et privé de l'Institut de Droit International de La Haye. Il épousa à Bruxelles le 30 juin 1959, Marielle Clerfaÿt, née le 24 novembre 1936, fille de Jacques Clerfaÿt et d’Hélène Poelaert. Il eut deux fils Philippe et Yves.

Philippe Babut du Marès

Second fils de Jacques, naquit à Bruxelles le 7 février 1941 et décéda trois jours après sa naissance

Ici s'achève le travail de notre grand-père. Pour connaître la généalogie de notre famille et des familles apparentées, je vous invite à aller voir la page:

Babut du Marès


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